INVASION DE L’ARMÉE RUSSE EN UKRAINE

Solidaires avec l’Ukraine! Solidaires avec les Ukrainiens du Québec, du Canada
et du monde entier! La raison vaincra la folie meurtrière!

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Comme une fatalité, l'hiver québécois et le froid de janvier semblent allonger le deuil et la guérison... (Photo: LIC)

Construire des ponts pour apaiser le deuil

Neuf ans déjà. Près de 3 300 jours et nuits après l’attentat de la Grande Mosquée de Québec, le deuil était encore lourd, le 29 janvier 2026, surtout chez les familles et les amis des six victimes. Comme une fatalité, le froid de janvier semble allonger le deuil et la guérison. Pourtant, entre la communauté musulmane de Québec et la société d’accueil, simples citoyens ou politiciens, lentement mais sûrement, on tisse des liens, encore fragiles et sensibles aux vents latéraux, on se parle de plus en plus et il y a de l'espoir. L’espoir que, malgré le deuil et la souffrance, les humains sont capables de s’unir pour avancer ensemble, de construire des ponts. (Mihai Claudiu CRISTEA)

L’illusoire égalité

Nous ne naissons pas égaux. Venir au monde dans un pays en guerre, sous une dictature, dans une famille pauvre ou dans un champ n’est pas la même chose que voir le soleil dans une maternité de luxe ou «normale» d’un pays libre et en paix. Ce n’est pas pareil d’être un bébé en bonne santé ou une petite merveille née avec une maladie grave ou incurable. Ce n’est pas la même chose quand on commence la vie abandonné à côté d’une poubelle, dans le froid, ou quand on est accueilli dans un nid chaleureux, même s’il est modeste, embelli par l’amour et des berceuses. (…)

Entre la naissance et la mort, au Québec ou dans nos pays d’origine, nous nous battons avec plus ou moins de succès pour l’égalité: celle entre les hommes et les femmes, les immigrants et les «natifs», les personnes en santé et celles ayant un handicap. Et c’est vrai qu’en regardant en arrière, surtout dans les pays occidentaux, dont le Canada, on arrivera à la conclusion que nous avons fait des progrès. Ce sont pourtant de petites victoires dans un monde inégal, géré par les riches et les grandes puissances militaires. (…)

J’ai quitté mon pays, marqué naïvement par un reportage de Radio-Canada sur un lot de gâteaux ratés d’une entreprise québécoise qui avaient été donnés aux porcs. Je ne savais pas à l’époque, alors que l’Internet était plus lent que les escargots, que dans ce pays où les porcs mangent des gâteaux il y a autant d’humains contraints de faire appel aux banques alimentaires ou qui mangent ce que les mieux nantis jettent aux vidanges. Je ne pouvais pas m’imaginer qu’au coeur de Québec il y ait autant de gens qui, même en hiver, dorment sur les parvis des églises. Les voir de près, une couverture sur le dos ou leur vie entassée dans un bac de recyclage, à la recherche d’un abri pour une nuit, ça donne des frissons. Trop facile de dire que c’est de leur faute et qu’il n’y a rien à faire...

Mihai Claudiu CRISTEA

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Quand le Québec accueille et embrasse l'Ukraine sur la Côte-de-Beaupré

Enseignante en arts visuels en Ukraine, mais aussi peintre, réfugiée de guerre, Yelyzaveta Lievientsova est arrivée sur la Côte-de-Beaupré avec son mari en février 2023. Ses amis et ses clients du Studio de tatouage Médusa à Sainte-Anne-de-Beaupré, où elle travaille, l’appellent Eliza. Ce studio a été fondé spécialement pour elle par Martine Blais, gestionnaire chez Sauna Concept, une Québécoise au coeur plus grand que nature, très touchée par la tragédie ukrainienne.

Déterminée à offrir un emploi à Eliza le plus rapidement possible, Martine Blais a «brûlé» des étapes. Le Studio de tatouage Médusa a été ouvert en mars 2023 sans étude de marché et sans plan d’affaires. «Nous avons cherché un nom pour le studio ensemble et ensuite je l’ai enregistré au Registraire des entreprises du Québec. En voyant des photos de ses tatouages faits en Ukraine, je savais que ça allait marcher. Elle a vraiment du talent», nous raconte en entrevue Mme Blais. Son intuition n’a pas fait défaut. L’horaire d’Eliza, qui travaille 30 heures par semaine, parfois plus, est bien chargé.

Quand elle parle de Martine, Eliza l’appelle parfois «ma boss», d’autres fois «mon amie». Et ce n’est pas un hasard. «C’est Martine qui a donné le ton à notre amitié», nous raconte la jeune femme d’origine ukrainienne. C’est une amitié atypique dans laquelle Martine respecte les silences parfois lourds d’Eliza, dont la mère et le frère vivent dans l’oblast de Donetsk, sous occupation russe. Plusieurs de ses amis en Ukraine sont morts à cause de la guerre.

«Le plan initial était de donner le studio de tatouage à Eliza après l’obtention de sa résidence permanente. Après avoir discuté avec elle, pour la sécuriser, je crois plutôt qu’on va devenir des partenaires d’affaires. Je souhaite qu’Eliza sente que ce studio lui appartient», nous explique Martine Blais.

Mihai Claudiu CRISTEA

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L'édition imprimée
no. 225, Février 2026
3 000 exemplaires. 20 pages.
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Les Vénézuéliens de Québec, heureux, inquiets et prudents

Le 3 janvier 2026, à l’ordre du président Donald Trump, des unités spéciales de l’armée américaine ont enlevé le très contesté président du Venezuela, Nicolás Maduro, et son épouse pour les amener en état d’arrestation aux États-Unis, lors d’une opération digne des films d’action. À Québec, où des dizaines de Vénézuéliens ont manifesté en 2024 à quelques reprises contre Nicolás Maduro, l’accusant d’occuper le poste de président par fraude électorale, son enlèvement par l’armée américaine n’a pas causé de cris de joie dans la rue. Plusieurs d’entre eux ont perçu le coup militaire éclair de Trump comme un «écran de fumée» pour permettre aux Américains d’avoir accès à une bonne partie des grandes ressources pétrolières du Venezuela. (…)

«Nous sommes contents, mais nous avons aussi beaucoup de craintes et d’angoisses. (…) Nous voulons un pays souverain», nous dit madame Claudia Carrera, ex-présidente de l’Association des Vénézuéliens à Québec. Elle s’inquiète que son pays d’origine paie «un grand prix», soit sa souveraineté, pour avoir la liberté.

À Québec depuis 2009, le Vénézuélien Orlando Cordova est un fervent opposant du régime Maduro. Plusieurs semaines après l’enlèvement de Nicolás Maduro et de sa femme par l’armée américaine, monsieur Cordova fait le constat de certains progrès, mais aussi d’un persistant flou ambiant: «La situation au Venezuela reste confuse. Il y a certains points d’avancement, la libération de certains prisonniers politiques, une certaine relance économique du côté pétrolier et une supposée loi d’amnistie. (…) Cependant, la plupart des représentants de la dictature au Venezuela sont encore en fonction, et ça, c’est très décourageant».

«Notre plus grand désir est simple: pouvoir vivre en démocratie, reconstruire nos institutions et permettre aux familles de se retrouver. (…) Je reste profondément attachée à l’idée d’un Venezuela libre, humain et réconcilié. Malgré la douleur, je crois encore à la capacité de mon peuple à se relever, à guérir et à reconstruire un pays où la liberté ne sera plus un privilège, mais un droit», précise Mme Nalliby Duran, présidente de l’Association des Vénézuéliens à Québec.

Mihai Claudiu CRISTEA

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« Je n’ai pas de problème à racheter une entreprise québécoise ayant une clientèle québécoise »

Je suis en affaires depuis 2008. J’ai créé mon entreprise à partir de zéro. Je crois que c’est une bonne idée pour un entrepreneur immigrant d’acheter une entreprise québécoise qui existe déjà. Quand on se lance dans la création d’une nouvelle entreprise, on doit chercher aussi la clientèle en faisant la promotion de l’entreprise qui n’est pas connue de son public cible. Quand on rachète une entreprise qui a une bonne notoriété, qui a déjà parcouru du chemin pour se faire connaître, tu n’auras pas à faire tout ce chemin. (…)

Il ne faut pas oublier que le monde évolue. Il faut donc faire attention au genre d’entreprise que l’on va racheter. À mon avis, quand on rachète une entreprise, il faut penser aussi à son évolution dans le temps. L’entrepreneur immigrant qui rachète doit trouver des stratégies pour relancer l’entreprise, ses produits et ses services après le rachat. (…)

Personnellement, je n’ai pas de problème à racheter une entreprise québécoise ayant une clientèle majoritairement québécoise. Mais la question que je me pose (et je n’ai pas la réponse), c’est si cette clientèle québécoise est entièrement prête à venir acheter toujours, en tenant compte que moi, je suis Noire. (…) La bonne nouvelle, dans le cas de mon entreprise, c’est que la clientèle québécoise a augmenté dans les dernières années. Je vois des Québécois qui savent cuisiner des produits africains. Cela donne du courage. Mais il faut être prêt à travailler fort. (…)

Si la clientèle d’une entreprise gérée par des Québécois «de souche» ne suit pas en raison des préjugés envers les immigrants, ce ne sera pas facile. Je crois que l’héritage de la clientèle existante dépendra beaucoup des produits ou des services offerts. Si les produits ou les services visent surtout les immigrants, cela sera plus facile. (…) Il faut aussi faire très attention au prix demandé pour le rachat de l’entreprise existante. Il est important de faire beaucoup de recherches sur l’entreprise qu’on souhaite racheter et de regarder les commentaires des clients sur Internet. Ça prend une bonne évaluation pour ne pas se tromper.

Madeleine ZARI-DOKA, propriétaire du Dépanneur MOKOLO

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Afin de vous faciliter la vie en sol québécois P

Ouvrir un compte bancaire avant l’arrivée au Canada

Plus vite vous ouvrez un compte dans votre processus d'immigration au Canada, plus vous vous facilitez la vie.

Que vous prévoyiez d’immigrer, d’étudier ou de travailler au Canada, ou encore d’investir depuis votre pays d’origine, l’ouverture d’un compte à distance accélère votre transition financière. Elle vous permet de transférer des fonds dans votre compte au Canada avant votre arrivée et d’activer rapidement votre compte une fois sur place. Plus vite vous ouvrez un compte dans votre processus d’immigration au Canada, plus vous vous facilitez la vie. Vous serez soulagé par la suite de pouvoir vous concentrer sur toutes les autres choses auxquelles vous devez penser!

Les pièces à avoir en main pour toute ouverture de compte en ligne: votre passeport; le document officiel émis par le gouvernement du Canada ou par le gouvernement du Québec dans le cadre de votre demande d’immigration (permis d’études, permis de travail, EIMT complet, lettre d’introduction, etc.); votre future adresse au Canada ou le code postal de votre employeur ou de votre établissement d’enseignement; le numéro d’identification fiscale de votre pays d’origine.

Quelques étapes suffisent pour ouvrir un compte à distance :

  1. Connectez-vous à desjardins.com/OuvrirCompte. Remplissez le questionnaire en ligne. Ayez votre passeport en main.
  2. Un courriel vous est envoyé dans les 24 à 48 heures. Remarque : Pensez à vérifier votre boîte de courrier indésirable.
  3. Des renseignements concernant votre compte vous sont envoyés. Utilisez-les si vous souhaitez transférer des fonds dans votre compte au Canada.
  4. À votre arrivée au Canada, finalisez l’ouverture de votre compte. Présentez-vous avec vos pièces d’identité à la caisse mentionnée dans le courriel et récupérez vos moyens de paiement.

L’offre Desjardins pour les nouveaux arrivants propose, entre autres, un compte bancaire incluant un forfait transactionnel gratuit  et des transactions illimitées pendant un an. Mais ça ne s’arrête pas là! Desjardins vous offre également des conseils et des ateliers qui faciliteront votre intégration.

S’installer dans un nouveau pays suscite nécessairement des questions. Vous pouvez compter sur Desjardins pour vous guider.

Voir plus d’information sur l’ouverture d’un compte bancaire Desjardins au Canada ici: https://www.desjardins.com/particuliers/vous-etes/nouveaux-arrivants-canada/ouvrir-compte-canada/index.jsp